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Un appareil ne meurt presque jamais de son moteur. Il meurt d'une goutte d'eau restée sur deux plots de charge, ou d'une batterie laissée six mois à plat dans un tiroir.

Ce sont les deux causes de panne les plus fréquentes de toute la catégorie, et les deux se préviennent entièrement. Encore faut-il savoir ce que la fiche promet vraiment.

« Étanche » ne veut rien dire, l'indice si

Trois mots circulent sur les fiches produits : résistant à l'eau, waterproof, 100 % étanche. Aucun des trois n'est défini par quoi que ce soit. Ils décrivent une intention commerciale, pas une performance mesurée.

Ce qui est défini, en revanche, c'est le code IP. Sur ce type de produits il apparaît sous la forme IPX suivi d'un chiffre : le X signifie que la résistance aux poussières n'a pas été testée, ce qui n'a aucune importance ici. Seul compte le chiffre qui suit.

Jusqu'où va l'eau

Ce que chaque indice autorise réellement

  • Aucun indice

    Rien n'est garanti

    Un linge humide, et c'est tout. Y compris quand la fiche dit « waterproof ».

  • IPX4

    Projections de toutes directions

    Se rince sous un filet d'eau. Ne va ni dans la douche, ni dans le bain.

  • Ligne de flottaison
  • IPX6

    Jets d'eau puissants

    La douche, oui. Le bain, non : un jet et une immersion ne sont pas la même contrainte.

  • IPX7

    Immersion, 1 mètre, 30 minutes

    Le bain, la piscine, et un nettoyage sous l'eau sans réfléchir. C'est l'indice à chercher.

IPX5 et IPX8 existent aussi, plus rares sur ce type de produits. IPX5 se situe entre IPX4 et IPX6 ; IPX8 va au-delà d'un mètre, dans des conditions que le fabricant définit lui-même — et qu'il doit donc préciser.

Ce que ça change au quotidien

Bien au-delà du bain : l'indice décide de la façon dont vous nettoierez l'appareil. Sous IPX7, on rince sous le robinet sans y penser. Au-dessous, chaque nettoyage devient un exercice de précaution — et c'est là que naissent les mauvaises habitudes.

Le point faible n'est pas la coque

Le silicone d'un appareil est étanche par nature. Ce qui laisse entrer l'eau, c'est toujours une ouverture : le port de charge, le compartiment à piles, ou un joint de bouton. Trois systèmes existent, et ils ne se valent pas.

Le plus fiable

La charge magnétique

Deux plots affleurants, aucune ouverture dans la coque. C'est structurellement le système le plus étanche, et il n'y a pas de bouchon à refermer — donc pas d'oubli possible.

Correct, sous condition

Le port USB sous bouchon

L'étanchéité dépend entièrement du joint et du fait que le bouchon soit bien enfoncé. Un cheveu coincé dedans annule l'indice sans que rien ne le signale.

À ne pas immerger

Le port USB nu

Un connecteur visible sans capot : l'appareil se rince en surface, jamais plus. Aucun indice sérieux ne l'accompagnera.

Le geste qui sauve les appareils

Séchez la zone de charge après chaque nettoyage, systématiquement. Une goutte laissée entre deux plots magnétiques provoque une corrosion lente et silencieuse : au bout de quelques mois, la charge ne prend plus, et l'appareil est irrécupérable alors que rien n'est cassé.

Le reste des précautions de nettoyage propres aux appareils électroniques — et notamment ce qu'il ne faut jamais leur faire subir — est détaillé dans notre guide de l'entretien.

La batterie : ce qui la tue, et ce qui ne la tue pas

Presque tous les appareils rechargeables utilisent une batterie lithium-ion. Elle se comporte d'une façon précise, et une bonne partie des conseils qui circulent datent d'une technologie précédente.

Ce qui l'abîme réellement
  • Le stockage prolongé à plat : c'est la cause n° 1 des batteries qui ne se réveillent plus
  • La chaleur — une voiture en été, un radiateur, un rebord de fenêtre au soleil
  • Les décharges complètes répétées jusqu'à l'extinction
Ce qui ne l'abîme pas
  • Recharger avant qu'elle soit vide : il n'y a pas d'effet mémoire sur le lithium-ion
  • Les charges partielles et fréquentes, qui lui conviennent mieux que les cycles complets
  • La laisser branchée quelques heures de trop, le circuit coupant la charge
Pour un rangement de plusieurs mois

Rechargez à la moitié environ avant de ranger, pas à zéro ni à cent pour cent. Et remettez-la en charge tous les six mois si l'appareil dort longtemps. C'est le seul entretien qu'une batterie demande, et il prend deux minutes par an.

Sur l'autonomie annoncée

Elle est en général mesurée à la vitesse la plus basse, moteur seul. À usage réel, comptez plutôt la moitié. Ce n'est pas un mensonge, c'est une convention de mesure — mais elle mérite d'être connue avant de comparer deux fiches.

Le câble, un critère d'achat à part entière

Cela paraît secondaire jusqu'au jour où le câble disparaît.

L'idéal

Un câble USB standard

USB-C ou micro-USB d'un côté, connecteur d'appareil de l'autre. Le côté alimentation se remplace au supermarché du coin.

Le risque

Un câble entièrement propriétaire

Certains chargeurs magnétiques ont un espacement de plots unique à un modèle. Perdu, il condamne l'appareil. Rangez-le avec lui, pas dans le tiroir à câbles.

Les câbles et bases de rechange sont regroupés dans la catégorie chargeurs — utile à vérifier avant de commander un modèle dont le connecteur est particulier.

Le cas des piles

Les appareils à piles ne sont pas des appareils au rabais : ils ont un avantage réel et deux inconvénients précis.

L'avantage

Pas de batterie qui vieillit, donc pas de fin de vie programmée par la chimie. Un appareil à piles bien entretenu fonctionne aussi bien dans dix ans, à condition d'avoir des piles.

Le premier inconvénient

La puissance baisse avec la tension. Un appareil sur piles à moitié usées est nettement moins fort qu'au neuf, alors qu'un appareil sur batterie garde sa pleine puissance jusqu'à la coupure.

Le second, et il est fatal

Des piles alcalines laissées des mois dans un appareil finissent par couler. L'électrolyte corrode les contacts et l'appareil est mort, définitivement. Retirez les piles avant tout rangement long : c'est le seul geste d'entretien vraiment spécifique à ce format, et il n'a pas d'équivalent en gravité.

Ce qu'une bonne fiche doit indiquer

  1. L'indice IPX, écrit tel quel

    Pas « waterproof », pas « étanche ». La lettre et le chiffre. Une fiche qui donne un indice est une fiche dont le fabricant a fait tester le produit.

  2. Le mode d'alimentation, et le type de connecteur

    Rechargeable ou à piles, et si rechargeable : magnétique, USB-C, ou propriétaire. Avec le format des piles si c'est le cas.

  3. L'autonomie et le temps de charge

    Deux chiffres, tous les deux utiles. Un temps de charge de plus de trois heures pour une autonomie d'une heure mérite d'être connu avant l'achat.

Ces trois points s'ajoutent aux cinq mentions détaillées dans notre article sur la lecture d'une fiche produit. Sur le bruit, autre information rarement donnée, voir notre futur article sur la discrétion.

En résumé

Pour l'eau

Cherchez IPX7

C'est le seuil qui autorise l'immersion, donc le bain et un nettoyage sans précaution particulière.

Pour la charge

Séchez les plots

Chaque fois. C'est la panne la plus fréquente et la plus facile à éviter de toute la catégorie.

Pour la batterie

Ni à plat, ni au chaud

À moitié chargée pour un rangement long, et jamais au soleil ni dans une voiture en été.

Le choix de la famille d'appareil — externe, interne, diffus ou ciblé — est traité à part, dans notre guide des types de vibromasseurs.

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